ELLE -de Jean Genet-

Distribution: Miro, Simone Chevalot, Marcelo Aroyo, Danny Gagné;

Décors et accéssoires: Kiné Liholm Johannessen.

Costumes: Anne-Marie Matteau

Éclairages: Anne-Catherine Simard Deraspe

Régie: Stéphanie Séguin .

Assistance à la mise en scène: Michel Lavoie.

Adaptation et mise en scène: André Brassard.

Son et Direction de production et direction technique: Marie-Hélène Dufort

Attaché de presse: Sylvie Lachance

Direction Artistique: Cristina Iovita

En codifusion avec le Théâtre Prospero, direction Teo Spichalsky

Le spectacle bénéficie de l'appui du Conseil des Arts et des Lettre du Quebec et du Conseil des Arts du Canada

Le Pape -Elle, Sa Sainteté- doit se prêter à une scéance de photographie à des fins publicitaires qui finit par vider de tout sens la symbolique religieuse dont le souverain pontife est l'incarnation principale. La Foi se voit encore une fois écrasée sous le poids de l'idolatrie, se noie dans la prolifération aberrante des images ainsi que dans tout autre croyance dont le siècle de la technologie -le XX ème siècle- s'empare en vue de commercialisation. Avec Elle, André Brassard revient à son "univers familier" celui de la scène professionnelle qu'il a fidèlement et passionnément habitée jusqu'à son accident subi en décembre 1999. Jean Genet dont la pensée l'a, comme il le dit souvent, "éclairé de facon capitale sur le monde" et qui a eu sur sa pratique "une influence déterminante" accompagne son retour par le don de sa pièce inédite et inachevée Elle que Brassard voit comme une métaphore de l'existence moderne subjuguée par la tyrannie de l'image et de la propagande visuelle.

Auteur des célèbres mises en scènes des Bonnes en 1966, du Balcon en 1972 et des Paravents en 1986 Brassard complète son essai de dialogue avec l'auteur disparu par la création d'Elle sur la scène de l'Utopie, "théâtre en voie d'affirmation dont la simplicité des moyens" dit il, lui rappelle "la simplicité raffraichissante des troupes anciennes".

Presque en toatalité les jeunes membres de la troupe ont été ses élèves à l'École nationale de théâtre du Canada et "tous les commencements" se retrouvent selon Brassard dans ce projet -- une pièce jamais montée auparavant au Québec, des acteurs et concepteurs "nouvellement acquis" à la scène montréalaise, le relancement de sa propre vision sur le théâtre et sur le monde ainsi que la joie première de "créer la nouveauté".

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  • La Folie Sénile

    Opéra comique de ADRIANO BANCHIERI, en collaboration avec l'ensemble VIVAVOCE de Montréal, direction artistique Peter Schubert.

    Adaptation francaise et mise en scène de Cristina Iovita.

    Arrangements scénographiques: Anne-Marie Matteau

    Masques: Philippe Pointard

    Distribution

    * PANTALONE: Nathalie Costa
    * GRAZIANO: Michel Lavoie
    * BURATTINO: Miro
    * DORALICE, LAURETTA: Catherine Hamann

    La trame se passe à Venise, au dix-septième siècle, mais les passions sont les mêmes qu'aujourd'hui et les masques ne font que renforcer la permanence de la folie humaine. Le vieux PANTALONE est amoureux de la jeune et piquante LAURETTA qui se moque de sa passion sénile et refuse même de se laisser appâter par l'argent qu'il lui offre. Le docteur GRAZIANO, âne couronné de diplômes, convoite la belle DORALICE, fille de PANTALONE, qui lui préfère le jeune FULVIO et défie l'autorité paternelle en s'enfuyant avec son amant le jour même des fiancailles forcées. Le serviteur BURATTINO ne pense qu'à sa panse et s'arrange pour que son estomac soit plein en tout temps aux dépens des vieux gâteux qu'il sert. C'est une grande lecon de vie, en gamme comique, portant sur la folie de croire que l'argent est le moteur de l'existence humaine et le centre de l'univers. Le spectacle se constitue en évènement par le fait que l'expression musicale est doublée par l'expréssion théâtrale, les deux codes se rejoignant pour démontrer leur affiliation commune aux arts de la scène ainsi que le cheminement que chacun des deux arts représentés a pris à travers les siècles et jusqu'à nos jours où ils se trouvent apparemment divisés. La musique et le théàtre se donnent la main non pas pour faire un hybride comme dans la comédie musicale mais un duo de magie scénique soutenu par les chanteurs et les acteurs chacun avec leur arsénal spécifique.

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